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Présentation

Qui suis-je?

Titulaire d’un Master de Conception de Projet en Eco-Développement et de formations professionnelles sur le Bilan Carbone, l’éco-conception, la gestion durable des déchets, la maîtrise de l’énergie et les achats éco-responsables, votre serviteur est un expert africain de la croissance verte et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Il a publié plus de 100 chroniques sur les opportunités du social-green business en Afrique.

Il est le Directeur de A2D Conseil www.a2dconseil.eu

Il est le Co-fondateur de l'Institut Afrique RSE www.institut-afrique-rse.com

Depuis 2011, l'Institut Afrique RSE organise chaque année en partenariat avec une organisation patronale africaine, le forum international des pionniers de la RSE et la croissance verte en Afrique. Cette importante rencontre ambitionne de devenir la plate-forme de référence de l'économie responsable en Afrique.   

Contact: thierry.tene@a2dconseil.eu

Que puis-je faire pour vous?

  • Conception et mise en place de stratégie de croissance verte et de social-green business

  • Formation et renforcement de capacité

  • Assistance dans la réalisation de Plan Climat

  • Diagnostic des émissions de Gaz à Effet de Serre (Bilan Carbone) et stratégie carbone

  • Economie industrielle, éco-conception et économie circulaire

  • Démarche RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale)

  • Montage de projet MDP (Mécanisme de Développement Propre)
Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 01:58

COMMUNIQUE DE PRESSE POUR DIFFUSION IMMMEDIATE

 

“Afrique Responsable”, Forum international des pionniers de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) en Afrique

 

Co-construction par l’Afrique et pour l’Afrique d’une RSE adaptée au contexte africain

 

Troisième édition : 27 et 28 Novembre 2013 à Accra, Ghana

 

Thème : RSE, outil stratégique pour la transformation structurelle et la création de valeur partagée en Afrique.

 

La « Ghana Employers’ Association » (GEA), principale organisation patronale du pays, et l’Institut Afrique RSE organisent le 27 et 28 novembre à Accra au Ghana la troisième édition de « Afrique Responsable », forum international des pionniers de la Responsabilité Sociétale des Entreprises.

 

Le forum est devenu la plate-forme de référence des acteurs de l’économie responsable en Afrique. La vague de l’implémentation d’une économie durable en Afrique qui s’est levée au Cameroun et est passée par la Tunisie continue donc au Ghana son tour d’Afrique.

 

L’objectif de « Afrique Responsable » est la co-construction par l’Afrique et pour l’Afrique d’une Responsabilité Sociétale des Entreprises adaptée au contexte africain. L’enjeu principal de l’étape ghanéenne sera de trouver les solutions pour positionner la RSE, comme un outil stratégique de la transformation structurelle de l’économie Ghanéenne et de la création de valeur partagée en Afrique.

 

Pour M. Terence Darko, Président de GEA Il est important que les entreprises s'adaptent à l’évolution rapide du monde, d’autant plus que nos activités ont un impact de plus en plus transversal. Ce changement a de profondes implications pour les entreprises, et signifie que le monde de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ou comment les entreprises répondent aux attentes de la société est au premier plan. Par conséquent, il est nécessaire de regarder l’évolution des tendances actuelles et leurs orientations.”

 

A Accra, les discussions seront donc axées sur les politiques publiques de RSE, la formation et le renforcement des capacités, le local content et l’ancrage territorial, la prise en compte des critères Environnementaux Sociaux et de Gouvernance (ESG) dans les appels d’offres par les bailleurs internationaux, ainsi qu’une réflexion sur les avantages et inconvénients des labels RSE en Afrique.

La réflexion portera aussi sur les modalités de mise en œuvre opérationnelle de la RSE en Afrique selon le profil des entreprises (filiales de Multinationales, Grandes Entreprises, PME, TPE et informel).

 

Une place importante sera également consacrée aux témoignages et au partage de bonnes pratiques de RSE dans le contexte africain. Deux grands débats sur la Responsabilité Sociétale des Industries Minières en Afrique ainsi que l’impact des dernières évolutions législatives européennes et américaines en matière de RSE sur les entreprises présentes en Afrique sont aussi prévus.

 

Pour Thierry Téné, Co-fondateur et Directeur de l’Institut Afrique RSE “ Amorcer en 2011, nous poursuivons à Accra la co-écriture de l’histoire de la RSE en Afrique. C’est un immense plaisir de collaborer avec GEA pour l’organisation de cette importante manifestation à Accra. Grâce à la croissance soutenue de son économie, la démocratie et la bonne gouvernance ainsi que la gestion durable des ressources naturelles, le Ghana a pu amorcer sa transformation et est aujourd’hui l’une des références africaines. Les participants au forum bénéficieront de l’expérience ghanéenne en matière de RSE et le Ghana des initiatives africaines et internationales dans ce domaine. Le Manifeste de Accra sur la RSE en Afrique est donc très attendu sur le positionnement de la RSE comme outil stratégique pour la transformation structurelle et la création de valeur partagée en Afrique. ”

 

Cette année, plus de 300 participants, dont les organisations patronales et fédérations d’entreprises, les gouvernements, les collectivités territoriales, les chambres de Commerce et d’Industrie, les agences d’investissement, les partenaires du développement, les institutions internationales et toute autre partie prenante (entreprises, universités, syndicats et ONG) participeront au forum.

 

Parallèlement au forum se tiendra un salon minier avec la présentation des opportunités d’investissements dans le domaine des mines au Ghana et en Afrique. Ce sera aussi l’occasion pour les industries minières de présenter leurs réalisations dans le domaine de la RSE en Afrique.

 

Nous organiserons également le 25 et 26 novembre un séminaire de formation des cadres et dirigeants sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans le contexte africain.

 

Contacts presse:

 

Accra : M. Alex Frimpong

Tel : +233 302 680 795

Tel : +233 243 915 187

Mail : gea@ghanaemployers.com;

          frimpongy@yahoo.com      

 

Paris et Douala: M. Thierry Téné

Tel (Douala) : +237 97 68 73 20  

Tel (Paris) : +33 (0) 6 21 93 91 45

Mail : ttene@institut-afrique-rse.com 

 

 

Ghana Employers’ Association  

L’Association Ghanéenne des Employeurs (GEA) est une organisation patronale nationale, dont les membres sont des entreprises opérant dans tous les secteurs de l'économie.

La vision de l'Association est « d’être le principal défenseur des intérêts des employeurs et de l'harmonie industrielle. »

La mission de GEA est de «promouvoir activement les intérêts des employeurs dans un environnement d'affaires concurrentiel à travers le plaidoyer, le conseil, la qualité de service et l'harmonie industrielle. »

 

Objectifs

  • Promouvoir et protéger les intérêts des employeurs
  • Agir en qualité de forum pour les employeurs
  • Tenir les membres informés et les défendre sur le fonctionnement des lois existantes et les pratiques qui affectent des employeurs
  • Représenter les employeurs dans leurs relations avec les gouvernements, les organisations non gouvernementales et d'autres organismes nationaux.
  • Promouvoir les bonnes pratiques de gestion.

 

Valeurs fondamentales

  • Intégrité
  • Professionnalisme
  • Transparence

www.ghanaemployers.com

 

 

L’institut RSE Afrique

L’Institut Afrique RSE est un cabinet d'expertise spécialisé sur l'économie durable en Afrique. Il accompagne les acteurs publics et privés dans leurs stratégies de Responsabilité Sociétale.

 

Il permet à ces derniers d’appréhender les spécificités du contexte africain dans leurs stratégies par le biais de formations & renforcement des capacités, d’études & conseils, de conférences et de forums.

 

L’institut Afrique RSE est aujourd’hui une référence pour la mobilisation d’acteurs responsables, avec l’organisation annuelle du forum international des pionniers de la RSE et de l’économie durable en Afrique et l’animation du Kilimandjaro Business Club (en cours de création), réseau d’investisseurs responsables et d’acteurs engagés pour une économie durable en Afrique.

 

Parallèlement l’IARSE lancera bientôt Kilimandjaro MAG, un bulletin de liaison sur l’économie durable en Afrique.

www.institut-afrique-rse.com 

Par Thierry Téné
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 14:18

L’Institut Afrique RSE et la Commission RSE et Economie Verte du Groupement Inter-Patronal du Cameroun (GICAM) organisent le 22 et 23 mai à son siège à Douala une formation sur la communication de la Responsabilité Sociétale et l’éco-communication à destination des responsables marketing et communication, des agences de communication et des médias.  

 

De la Tunisie au Cameroun en passant par la Côte d’Ivoire, on observe depuis quelques années en Afrique, l’orientation des campagnes de communication des entreprises vers la citoyenneté. L’expression « entreprise citoyenne » est devenu un axe fondamental de la stratégie marketing des organisations africaines.

 

Face à ce constat, on peut analyser la situation avec deux paires de lunettes.

 

La première paire voit dans cette démarche une forte demande de la Société africaine en matière de responsabilité sociale, environnementale, économique et de bonne gouvernance. Les entreprises y répondent en mettant en avant leur citoyenneté.

 

L’objectif étant de démontrer que la recherche du profit n’est plus leur seul objectif mais qu’elles souhaitent avoir un fort ancrage territorial et partager la valeur ajoutée avec les parties prenantes locales. Cette réponse des organisations, avec la citoyenneté d’entreprise, indique ainsi qu’il y a une forte attente de leurs consommateurs et des composantes de leur sphère d’influence sur leur RSE.

 

Malgré l’absence de politiques publiques et d’obligations sur la transparence et le reporting RSE en Afrique, l’intérêt des entreprises pour la communication citoyenne laisse augurer une montée en puissance de la RSE dont la forte concurrence, l’émergence d’une classe moyenne connectée, mieux éduquée et avide de consommation mais de plus en plus sensibilisée à la responsabilité sociétale sont les locomotives.

 

Cette analyse est confortée par les résultats de l’enquête du Conseil Français des Investisseurs en Afrique, CIAN, auprès de ses membres « la quasi-totalité des entreprises pensent que la RSE deviendra de plus en plus importante dans les 5 (cinq) années à venir ».

 

C’est donc pour consolider leurs positions actuelles et saisir les opportunités futures dans une Afrique en mutation et soumise aux chocs socio-politiques que les organisations valorisent la citoyenneté d’entreprise. La Tunisie est un excellent laboratoire.

 

Mais quand on prend la deuxième paire de lunettes, le regard porté sur cette citoyenneté d’entreprise est peu reluisant. Dans la réalité, il s’agit du plus petit dénominateur de la RSE qui s’appelle la philanthropie.

 

Ainsi toutes les campagnes de dons sont présentées comme des actions citoyennes alors que dans le même temps, les organisations ne respectent même pas les obligations fiscales, sociales et environnementales. Le budget de ces dons représentent généralement epsilon par rapport aux bénéfices générés par l’entreprise.

 

Parfois le budget communication de l’action philanthropique est n fois supérieur à celui du don. Il s’agit d’un risque pour les entreprises car la RSE n’est plus un outil de compétitivité mais de pure opération marketing. Cette communication « abusive » sur une supposée citoyenneté d’entreprise qui ne l’est pas se retournera contre elle.

 

Pratiquer une RSE de vitrine (pour reprendre l’expression du canadien René Villemure sur l’éthique de vitrine) et s’auto-déclarer entreprise citoyenne mettra l’entreprise face à ses contradictions avec des risques pour son image et de tension avec les parties prenantes.

 

Au Cameroun par exemple, pendant que certaines entreprises vantaient leurs actions citoyennes, elles figuraient sur la liste publiée par le gouvernement sur les organisations qui ne respectent pas la réglementation environnementale.

 

C’est également le cas dans le domaine social où il est surprenant de constater qu’une entreprise s’auto-déclare citoyenne et quelques jours plus tard on constate l’absence de contrats de travail pour les salariés, un recours abusif à l’intérim et l’absence d’affiliation du personnel à la sécurité sociale.

 

On observe aussi que la citoyenneté d’entreprise en Afrique peut être portée par les fondations d’entreprises. Comme ci l’entreprise sous-traitait son obligation de citoyenneté et de RSE à sa fondation ou à une association qu’elle contrôle tout en tirant les bénéfices en terme d’image.

 

Le risque de la communication sur une RSE de vitrine, sous-couvert d’entreprise citoyenne, est d’autant plus accentué que les journalistes africains sont de plus en plus sensibilisés sur la responsabilité sociétale. En renforçant également leurs capacités sur les véritables enjeux de la RSE dans notre contexte, les médias pourront mieux alerter l’opinion sur ce « social green washing » à l’africaine.

 

Cependant une stratégie de communication sur la RSE co-construite avec les parties prenantes et transparente aussi bien sur les points forts que les points faibles des organisations permet de se différencier, d’anticiper les risques, de saisir les opportunités, d’améliorer les relations avec les parties prenantes et de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue de sa performance globale.

 

Tout en bénéficiant du regard de la citoyenneté d’entreprise et son intérêt à partir des lunettes des responsables marketing / communication, des médias et des cadres des agences de communication et relations publiques, nous allons débuter cette formation par une entrée composée de la définition de la RSE ainsi que la présentation de ses enjeux et risques dans le contexte africain.

 

Intitulé communiquer sur la Responsabilité Sociétale le plat de résistance sera composé du rôle de la communication, des caractéristiques des informations, des types de communication, du dialogue avec les parties prenantes et enfin de l’élaboration du rapport RSE.

 

Le dessert sera en quelque sorte la surprise du Chef car nous allons proposer l’éco-communication. Elle n’est pas très développée en Afrique et pourtant, les évènementiels et les manifestations qui se multiplient désormais en Afrique doivent réduire aussi bien leur bilan carbone que l’impact sur l’environnement de manière générale. Certaines initiatives permettraient d’ailleurs de réduire les coûts.

 

La cerise sur le gâteau, qui fera probablement des jaloux, sera l’étude des outils de communication et la stratégie de communication RSE de quelques participants.  

 

Enfin, dans le cadre d’une analyse prospective sur la relation entre RSE et communication, nous solliciterons les participants pour une réflexion sur la question suivante « Pourquoi ne pas allouer une partie du budget communication des entreprises à la création d’activités génératrices de revenus qui permettent d’augmenter le pouvoir d’achat des populations du bas de la pyramide ? »

 

L’idée est de la Secrétaire Générale du Ministère des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat du Cameroun qui organise les Journées Nationales de la PME auxquelles, nous aurons le privilège d’intervenir.

 

En effet, il s’agit d’une question centrale dans le contexte africain. On peut mettre des millions d’euros dans les campagnes publicitaires mais si le pouvoir d’achat de la majorité de la cible limite l’accessibilité aux produits ou services n’est-il pas envisageable d’analyser la stratégie marketing avec d’autres lunettes ?

 

On peut par exemple consolider l’image de l’entreprise, renforcer l’ancrage territoriale et permettre la création de valeur partagée en réorientant une partie du budget communication à la création d’emplois décents (y compris au-delà du cœur d’activité de l’entreprise) et à l’augmentation du niveau de vie des populations les plus démunis. On augmentera ainsi la probabilité d’avoir de nouveaux consommateurs tout en fidélisant son portefeuille clients et améliorera ses relations publiques grâce à cette contribution au développement socio-économique du pays.

 

Les autorités pourraient susciter cet engagement sociétal des entreprises grâce aux politiques publiques incitatives en matière de RSE. En favorisant les initiatives des entreprises exemplaires grâce aux marchés publics, à la remise des prix ou la valorisation des bonnes pratiques lors de ses propres opérations de communication, le gouvernement pourrait ainsi accélérer ce transfert.

 

L’objectif est d’impulser une démarche RSE win-win pour toutes parties prenantes.

 

Il s’agit là d’une problématique qui mérite réflexion et le regard des responsables communication et marketing est fort attendu. Les échanges avec les participants permettront donc de renforcer notre logique de former à la RSE en Afrique en se formant.

 

Thierry Téné, Directeur et co-fondateur de l’Institut Afrique RSE

 

Nos prochaines interventions à l’international :

8 mai, Douala, intervention sur le thème « Qualité de la relation donneur d’ordre / sous-traitant : Bonnes pratiques à promouvoir : RSE dans la sous-traitance » pendant les Journées Nationales de la PME organisées par le Ministère des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat  

10 mai, Douala, intervention sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises et l’économie verte en Afrique après des élèves-ingénieurs de l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale

22 et 23 mai, siège du GICAM, Douala Formation sur la communication de la Responsabilité Sociétale et l’éco-communication en partenariat avec la Commission RSE et Economie du Groupement Inter-Patronal du Cameroun, GICAM

13 juin, Bruxelles, intervention à la conférence « Panafricanisme et renaissance africaine : exigences stratégiques pour relever les défis du développement économique et de l’intégration ? » organisée par le Groupe Africain des Ambassadeurs et la Mission Permanente de l’Union Africaine à Bruxelles

25 juin, Douala, intervention sur l’état des lieux du développement durable au Cameroun lors des journées du développement durable

27 juin, Paris, Intervention sur le thème « RSE en Afrique : opportunités pour les entreprises » auprès des cadres et dirigeants d’entreprises membres du think tank Les Nouveaux Cercles

27 et 28 novembre, Accra, troisième édition du forum international des pionniers de la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Afrique organisée par the Ghana Employers’ Association, principale organisation patronale, et l’Institut Afrique RSE

Par Thierry Téné
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Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 01:58

Economie verte, cœur de la transformation structurelle de l’Afrique

 

Réécouter l’interview de Thierry Téné dans le magazine Afrique Invest de Marco Wolter sur Radio Méditerranée Internationale, la Radio du Grand Maghreb.

 

Pour la très dynamique Aïssata Coulibaly Touré, Présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Mali, Présidente du Réseau des Femmes Opératrices Economiques du Mali et Vice-Présidente du Conseil National du Patronat du Mali, « quand les femmes promettent, elles le font ». Et comme elles sont désormais engagées dans l’économie verte et le green business en Afrique, on peut avoir l’espoir que ce secteur sera au cœur de la transformation structurelle de l’Afrique.

 

Pour la transformation structurelle de l’Algérie, il faudra désormais compter avec le Réseau Algérien des Femmes en Economie Verte (RAFEV) qui organisait encore récemment une rencontre sur cette thématique. Le RAFEV, qui souhaite encourager l’engagement des algériennes dans l’économie verte, a la particularité d’avoir été créé après la publication d’une étude, financée par la coopération allemande au développement (GIZ), qui conclut que l’économie verte pourrait générer, en Algérie, un peu plus de 1,4 million d’emplois à l’horizon 2025.

 

Pour le Bureau International du Travail (BIT), l’horizon est au verdissement des emplois y compris en Afrique et particulièrement pour les femmes. Nous avons eu l’immense privilège de collaborer avec le BIT pour l’organisation, en 2011 au Burkina Faso, du forum des employeurs africains sur le thème « L’économie verte et l’entreprenariat féminin, nouveaux moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois en Afrique de l’Ouest » avec la participation de plusieurs organisations patronales d’Afrique Centrale et de l’Ouest. La déclaration finale de cette rencontre a particulièrement insisté sur le rôle des organisations patronales et des réseaux d’employeurs pour le déploiement de l’économie verte en Afrique.

 

Pour le déploiement de l’économie verte au Maroc, la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM) est un acteur incontournable et indispensable. Elle a créé une commission particulièrement dédiée à ce secteur d’activités. La délégation de la CGEM de Fès vient d’organiser une rencontre sur le potentiel d’économie verte dans cette région. En mettant la croissance verte au cœur de sa stratégie nationale et dans ses délégations régionales, la CGEM va ainsi peser sur la transformation structurelle du Maroc. Présidents et cadres des patronats, prenez deux minutes et quatre secondes de votre précieux temps pour visionner les enjeux de l’économie verte à partir des bonnes lunettes de Saïd Mouline, Président de la Commission Economie Verte de la CGEM. Pour avoir eu la chance de participer à une conférence avec lui l’année dernière à Marrakech, nous recommandons de le rencontrer. C’est le cœur de notre message à destination des organisations patronales africaines dans le cadre de la transformation structurelle de l’Afrique.    

 

Pour la Banque Africaine de Développement (BAD) «  Le cœur du message est que l’Afrique doit accélérer sa transformation structurelle en dopant le potentiel de sa jeunesse, en investissant dans la science, les technologies et l’innovation, en accélérant le rythme de l’intégration économique, en passant à une économie verte, en soutenant les entreprises du secteur privé. » Telle est l’une des principales recommandations de son rapport annuel 2012 qui sera présenté du 27 au 31 mai à Marrakech lors de son Assemblée Générale. Au cours de cette rencontre la BAD va plaider avec force pour la transformation structurelle de l’Afrique. Les délégués reviendront du Maroc avec la recette pour accompagner leurs pays sur la voie de l’économie verte.   

 

Pour que l’économie verte soit la voie du développement durable de l’Afrique, il va encore falloir y donner de la voix pour sensibiliser et convaincre les africains. En effet, certains décideurs et chefs d’entreprises africains voient rouge quand on parle d’économie verte pas parce qu’ils sont devenus daltoniens mais parce qu’ils n’ont pas les bonnes lunettes.   

 

Pour avoir les bonnes lunettes et voir un peu plus clair, l’OCDE a organisé en avril à Paris la réunion de son Comité d’Aide au Développement (CAD) au niveau des hauts fonctionnaires sur le thème de la croissance verte. Plusieurs cadres et responsables des administrations et ministères africains ont pris part à ces travaux. Espérons qu’ils ont été sages et ont retenu le cœur du message du document de réflexion intitulé Placer la croissance verte au cœur du développement. C’est le suivant «  Les Gouvernements qui mettent la croissance verte au cœur de leur développement peuvent assurer une croissance économique durable, une stabilité sociale, la protection de l’environnement et la préservation des ressources pour le futur ». Le futur en Afrique se construit maintenant où nous devons anticiper le long terme tout en répondant aux urgences du court terme. L’OCDE affirme d’ailleurs que « la croissance verte n’est pas un luxe. C’est le seul moyen d’atteindre un développement durable et de lutter contre la pauvreté à l’échelle mondiale sur le long terme ». Mais comment y arriver ?

 

Pour y arriver, nous devons avoir une bonne démarche prospective indispensable à l’anticipation des risques et une meilleure planification des actions sous la coordination du sommet de l’Etat. Idéalement la Primature.  

 

Pour l’Ethiopie, c’est sous la coordination de la Primature que le pays a défini en 2011 sa stratégie pour une économie verte et résistante au climat avec des portes feuilles d’investissements. L’objectif est d’ « accroître le PIB par habitant de 475 % entre 2011 et 2030 de manière à ce que le pays ne fasse plus partie des pays les moins avancés mais se hisse au rang de pays à revenu moyen, et ce, en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre de 35 %. »

 

Pour le Maroc et l’Ile Maurice, c’est le fort pourcentage d’importation des combustibles qui a servi de catalyseur pour les grandes ambitions politiques de green business. Quand le baril du pétrole a atteint le record de 147 dollars en 2008, la facture des produits pétroliers est passée au rouge poussant les autorités à passer au vert. La même année, la flambée de la facture des produits de première nécessité à créer des fractures dans plusieurs pays africains qui ont connu des émeutes de la faim. La fin de la flambée des cours du pétrole n’est pas pour demain et ce n’est probablement pas la fin des émeutes de la faim en Afrique.

 

Pour l’Afrique qui possède 60 % des terres arables mondiales non utilisées, il est anormal que les gens ne mangent pas à leur faim par manque de nourriture. L’agriculture est probable l’une des immenses opportunités en Afrique. Mais avec les lunettes de l’économie verte, nous sommes obligés de passer par la double révolution verte. Une évolution des mentalités positionnerait le green business comme l’ADN de l’agriculture et de la révolution verte en Afrique. Dans la pratique, il faut passer de « l’agriculture de grand-mère » à une agriculture intensive mais écologiquement efficace et économiquement rentable. A table, combien sommes-nous à envisager que les déchets alimentaires et verts en général sont un gisement de production d’engrais et d’énergie ?  

 

Pour l’énergie justement, si on met les bonnes lunettes, on verra la lumière et grâce à l’économie verte, on se posera les bonnes questions. Avant de penser à la production, quelles sont les actions pour réduire la consommation ? Combien pouvons-nous économiser grâce à l’efficacité énergétique et aux produits à faible intensité énergétique ? En anticipant sur la flambée des cours du pétrole et l’augmentation de la demande en énergie, n’est-il pas plus logique et même stratégique d’accroître considérable le pourcentage des énergies renouvelables dans le mix énergétique ? Il s’agit de répondre aux besoins immédiats tout en projetant l’Afrique dans le futur.

 

Pour que l’Afrique soit le laboratoire des économies du futur, nous devons envisager toutes les idées neuves et les innovations technologiques pour lutter contre les coupures d’électricité. Avec les nombreuses coupures d’électricité, le business des lampes solaires est entrain d’exploser en Afrique. Certains africains qui naissent aujourd’hui dans les zones rurales non éclairées ne connaitront jamais les bougies et les lampes à pétrole mais directement les derniers produits solaires issus de l’innovation technologique. 

 

Pour les déchets, la même logique est envisageable. Est ce que ces détritus qui sont la source de nos problèmes ne sont finalement pas LA solution si on cesse de les considérer comme des ORDURES mais plutôt comme de l’ « OR DURE » et dont une nouvelle matière première ? Tel était le cœur de notre message dans l’analyse Africains, la solution au développement durable est dans nos poubelles.

 

Pour le développement durable de l’Algérie, il faudra aussi miser sur la filière recyclage dont le Chiffre d’Affaires est estimé à 23 milliards de DA soit 230 millions d’euros. Il s’agit uniquement de la valorisation des 6,1 millions de tonnes des déchets ménagers dont seulement 5 % sont actuellement recyclés. Si on rajoute les déchets industriels et hospitaliers, on peut imaginer l’immense potentiel d’investissement et de création d’emplois verts. L’ensemble des pays africains sont dans une situation similaire. La compréhension des atouts de la croissance verte en Afrique passe par une corrélation entre la croissance économique et la consommation des ressources.  

 

Pour les ressources humaines qui souhaitent amorcer une réflexion sur la corrélation entre croissance économique et gestion durable des ressources, l’enjeu est d’envisager le découplage entre consommation des matières premières et fabrication des biens et services. En saisissant les lianes de l’économie verte, nous pouvons effectuer cette liaison entre l’urgence de la triple réduction (réduction de la consommation d’énergie, réduction des pollutions et réduction du prélèvement des ressources naturelles) et la nécessité du développement durable inclusif.

 

Pour que le développement de l’Afrique soit durable et inclusif, il faudra une forte participation des femmes et des jeunes grâce à la libération de leurs potentiels. C’est probablement l’une des solutions à la résolution de la difficile équation de l’atténuation des conséquences des chocs causés par la triple tension démographique, sociale et environnementale. Nous devons donc mettre l’économie verte au cœur de la transformation structurelle de l’Afrique. En Afrique, quand les femmes promettent, elles le font. Y compris pour l’économie verte ? A Ouagadougou, elles l’ont promis la main sur le cœur. On compte donc sur les femmes pour que les africains chantent la musique de l’économie verte en chœur.   

 

Thierry Téné, Directeur et co-fondateur de l’Institut Afrique RSE

 

Nos prochaines interventions à l’international :

8 mai, Douala, intervention sur le thème « Qualité de la relation donneur d’ordre / sous-traitant : Bonnes pratiques à promouvoir : RSE dans la sous-traitance » pendant les Journées Nationales de la PME organisées par le Ministère des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat  

10 mai, Douala, intervention sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises et l’économie verte en Afrique après des élèves-ingénieurs de l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale

13 juin, Bruxelles, intervention à la conférence « Panafricanisme et renaissance africaine : exigences stratégiques pour relever les défis du développement économique et de l’intégration ? » organisée par le Groupe Africain des Ambassadeurs et la Mission Permanente de l’Union Africaine à Bruxelles

18 juin, Douala, intervention sur l’état des lieux du développement durable au Cameroun lors des journées du développement durable

27 juin, Paris, Intervention sur le thème « RSE en Afrique : opportunités pour les entreprises » auprès des cadres et dirigeants d’entreprises membres du think tank Les Nouveaux Cercles

27 et 28 novembre, Accra, troisième édition du forum international des pionniers de la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Afrique organisée par the Ghana Employers’ Association, principale organisation patronale, et l’Institut Afrique RSE

Par Thierry Téné
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Vendredi 12 avril 2013 5 12 /04 /Avr /2013 14:24

Revoir l’intervention de Thierry Téné dans l’émission Recto Verso de Paul Mahel sur la chaîne de télévision panafricaine Voxafrica.

 

« Célébrer Nelson MANDELA, c’est demander à chaque Homme de prendre conscience de sa capacité à transformer le monde à travers son empreinte pour les générations à venir » Cette phrase de Alain VIRY, Président du Directoire du groupe CFAO qui accompagne une représentation de l’ancien Président Sud Africain, installée au siège du groupe à Paris et réalisée par le célèbre sculpteur sénégalais Ousmane SOW, devrait inspirer les chefs d’entreprises français qui font du business en Afrique.

 

Ces derniers devraient se poser deux questions :

Quelles sont les transformations positives apportées par nos entreprises à l’Afrique ?

Quelles empreintes sociales, environnementales, économiques et fiscales allons-nous laisser aux générations futures françaises et africaines ?     

 

Nous sommes profondément convaincus que les réponses se situent dans la mise en œuvre d’une économie durable. C’est la raison pour laquelle nous organisons le 14 mai à Paris, une journée de formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans le contexte africain.

 

Avec l’inspiration de M. VIRY, laissons-nous bercer par un rêve : « Qu’en 2025, horizon défini par plusieurs pays africains pour leur émergence économique, que la France et ses entreprises soient célébrées par les africains comme des partenaires incontournables du développement durable en Afrique. Ce qui a permis une relance économique soutenue dans l’Hexagone »

 

Mais la transformation de ce rêve en réalité passe par deux conditions :

 

La première est le changement de logiciel et de regard des Français sur l’Afrique. Pour cela, nous recommandons vivement comme plat de résistance le livre à succès, de Jean-Joseph BOILLOT et Stanislas DEMBINSKI « Chindiafrique : La Chine, l’Inde et l’Afrique feront le monde de demain » paru le 3 janvier aux éditions Odile Jacob.

 

En entrée, le remarquable éditorial du 7 mars de Franck Olivier GIESBERT, Directeur de l’hebdomadaire Le Point, intitulé La Chindiafrique et la désoccidentalisation du mondeexcitera tellement vos neurones qu’il sera difficile de satisfaire l’appétit intellectuel de la substance grise si on s’arrête en si bon chemin.

 

A la fin de ce repas littéraire, l’excellente analyse de l’historien et économiste Nicolas BAVEREZ, l’Afrique est bien partie parue dans Le Monde Economie du 2 avril sera la cerise sur le gâteau qui vous convaincra qu’en ce début de printemps, il est justement temps d’investir en Afrique.  

 

Vous découvrez alors que même si les entreprises françaises sont actuellement très concurrencées en Afrique, ce qui est d’ailleurs une bonne nouvelle, elles restent encore des acteurs majeurs de l’économie de certains pays africains. Le Conseil des Investisseurs Français en Afrique, CIAN, regroupe 75 % des entreprises françaises en Afrique avec un CA de 40 milliards d’euros.

 

Le principal défi pour les entreprises françaises, dans une Afrique désormais très attractive, où elles sont fortement concurrencées est de passer d'une logique de business ou les relations avec les autorités locales était la norme à celle où les portes et fenêtres des entreprises sont grandes ouvertes au dialogue constructif avec les communautés locales, les représentants des salaries et des consommateurs.

 

Quand on discute avec certains cadres et dirigeants d’entreprises françaises présentes en Afrique, on peut comprendre dans une certaine mesure leur agacement d’être critiqué constamment et pourtant, ils ont pris des risques au moment où rares sont les investisseurs qui croyaient au potentiel économique du continent. Mais la question centrale est de savoir si les contrats obtenus pendant la colonisation ou à sa fin théorique était dans l’intérêt de l’Afrique, de sa population ou de celle de la préservation de l’environnement ?

 

Et ce fait historique, dont certains jeunes et cadres dirigeants aimeraient qu’il soit oublié, restera comme une tâche indélébile dans les relations entre l’Afrique et la France. S’il est impossible de changer l’histoire, il est par contre possible de redéfinir les bases d’un partenariat au point où la tâche indélébile devient transparente. C’est d’ailleurs ce que la France et l’Allemagne ont réussi à faire pour devenir aujourd’hui les moteurs de l’économie européenne. Ce qui nous amène à évoquer la RSE stratégique et ambitieuse comme deuxième condition de succès des entreprises françaises en Afrique. Et là il ne s’agit plus de faire de la philanthropie à grand coup de publicité mais bien d’évoquer les questions centrales.

 

C’est la raison pour laquelle la Responsabilité Sociétale des Entreprises françaises, notamment en Afrique francophone, ne peut pas être abordée avec les mêmes lunettes que celle des entreprises d’un autre pays occidental ou émergent. Les attentes africaines sont très, voire excessivement, fortes. Qu’une entreprise africaine, canadienne, chinoise ou américaine soit accusée de non respect du code de travail, d’un mauvais management des ressources humaines ou de pollution n’aura pas le même impact qu’une entreprise française. L’écho sera fortement amplifié pour la filiale française et les africains francophones évoquant, un peu trop vite d’ailleurs, la référence à la colonisation.   

 

Sous la pression législative française (loi NRE et Grenelle 2), des Principes directeurs de l’OCDE, de la Commission Européenne, des ONG et de la concurrence en Afrique, il y a actuellement un fort intérêt des entrepreneurs français pour la RSE en Afrique. Au moment où nous finalisions cette analyse, le CIAN diffusait le 11 avril un communiqué de presse annonçant la sortie du guide pratique « La responsabilité sociale et environnementale des entreprises françaises en Afrique. Enjeux, pratiques et recommandations ». Nous y reviendrons.

 

Déjà en juin 2010, lors du sommet Afrique – France de Nice, sous la houlette du MEDEF, les patronats français et africains signaient une charte sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Afrique. Elle aurait pu justement servir de base pour un renouveau des relations économiques mais une utilisation intéressée de la RSE par les entrepreneurs français comme outil de compétitivité pour contrer les investissements chinois et asiatiques en Afrique avait peu de chance d’aboutir. Tout simplement parce que la RSE est un avantage compétitif quand elle fait partie de l’ADN de l’entreprise.  

 

D’ailleurs, il était assez surprenant de constater qu’à cette époque alors que les entreprises françaises prônaient les grandes ambitions pour la RSE en Afrique, elles faisaient dans le même temps un lobbying important pour que la loi Grenelle 2 ait une application minimale.

 

Le patronat français peut-il promouvoir la RSE en Afrique et œuvrer pour limiter l’ampleur de l’application de la RSE en France ?

 

De la même manière, comment le Ministère Français de l’Economie et des Finances a pu envisagé que sous couvert de RSE, les Gouvernements et Collectivités Territoriales africains pouvaient attribuer des appels d’offres aux entreprises françaises avec un coût plus élevé ?

 

Ainsi proposé par Bercy, le FASEP (Fonds d’Etudes et d’Aide au Secteur Privé) RSE n’a pas eu le succès espéré car logiquement, difficile pour les autorités africaines d’accepter un don de 100 000 à 300 000 euros uniquement pour l’intégration en amont ou l’analyse en aval des critères RSE d’un appel d’offres pour une attribution d’un marché public à une entreprise française.

 

Plusieurs faisceaux permettent cependant d’envisager une montée en puissance de la prise en compte de la RSE par les entreprises françaises présentes en Afrique.

 

Dans le cadre de sa nouvelle politique, le Quai d’Orsay a publié le 18 février la Feuille de route pour une politique française de promotion de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) en tant qu’élément d’une diplomatie économique.

 

L’Agence Française de Développement (AFD), positionne également la RSE comme une condition importante de financement des projets dans les Pays en Développement. Elle a publié l’année dernière un rapport RSE. Sa filiale Proparco est également dans la même dynamique de promotion des investissements responsables.

 

Par contre, les entreprises irresponsables auront l’immense privilège d’être lauréates des prochaines éditions du Prix Pinnochio du développement durable organisé par les Amis de la Terre France « dont le but est d’illustrer et de dénoncer les impacts négatifs de certaines entreprises françaises, en totale contradiction avec le concept de développement durable qu’elles utilisent abondamment. »

 

Pour d’autres ce sera des plaintes au niveau du Point de Contact National (PCN) Français pour non respect des Principes directeurs de l’OCDE. Elles pourront compter sur le soutien de l’ONG SHERPA qui après avoir publié 46 propositions pour réguler l’action des multinationales, met en contact celles aux pratiques irresponsables avec les PCN.   

 

Les entreprises françaises et leurs réseaux perçoivent bien ces risques RSE. Dans son rapport 2013, Le CIAN consacre tout un dossier sur la RSE. L’objectif est d’amorcer la réflexion sur les nouvelles pratiques de business en Afrique. C’est d’ailleurs sur le thème Rethink Africa-France : Ensemble, repensons les relations entre la France et le Continent africain que le MEDEF International a organisé en juillet 2011 une rencontre dans la continuité du sommet Afrique – France de Nice.

 

Cependant la révision de la stratégie française en Afrique passe par l’exemplarité des entreprises hexagonales en matière de RSE, la fin d’une posture arrogante, un diagnostic sans complaisance y compris pour les mauvaises pratiques, la limitation de la collusion avec les politiques africains, l’impulsion des idées neuves et surtout l’ouverture de la concertation aux acteurs critiques mais visionnaires. Un pas est entrain d’être franchi dans ce sens.

 

En effet en conclusion du communiqué de presse qui accompagne la sortie de son ouvrage sur la RSE, le CIAN précise qu’ « il ne décerne pas de satisfecit et ne délivre aucun blanc-seing. Il veut être une invitation au dialogue avec l’ensemble des parties prenantes partenaires de l’Afrique»

 

Cette mention en gras indique toutes les précautions prises par le CIAN sur une problématique RSE en Afrique dont une communication précipitée peut créer l’effet inverse attendu. Par ailleurs cette ouverture au dialogue ne doit pas se limiter aux parties prenantes complaisantes ou intéressées.

 

Il y va de la pérennité des entreprises et des investissements français en Afrique dans les prochaines décennies. A cette échéance, notre rêve sera soit devenu une réalité ou transformé en cauchemar.

 

Nos prochaines interventions à l’international :

13 avril, Paris, intervention sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises énergétiques en Afrique à 15h au Movenpick Hôtel Paris-Neuilly, 58 Boulevard Victor Hugo

8 mai, Douala, intervention sur la RSE dans la sous-traitance pendant les Journées Nationales de la PME organisées par le Ministère des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat

10 mai, Douala, Intervention sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises et l’économie verte en Afrique après des élèves-ingénieurs de l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale

14 mai, Paris, Formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans le contexte africain

15 mai, Genève, Formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans le contexte africain, en partenariat avec le Cercle d’Affaires Suisse-Afrique

Par Thierry Téné
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Dimanche 31 mars 2013 7 31 /03 /Mars /2013 20:12

Un proverbe africain stipule que « si la musique change, changeons aussi la danse ». Depuis plus de dix ans, les africains dansent désormais au rythme d’une croissance annuelle du PIB de plus de 5 % (exception de 2009 où le PIB était de 2,9 % en Afrique alors que le monde était en récession). Mais ils ne ressentent pas assez le son des risques et opportunités de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), notamment des multinationales, dont la petite musique pourrait rajouter des fausses notes à la chanson de l’émergence.

 

En 2011, on estime que les filiales étrangères de Sociétés Transnationales (STN) ont employé 69 millions de personnes qui ont créé 28 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 7 000 milliards de dollars de valeur ajoutée, en hausse de près de 9 % par rapport à 2010. Il s’agit là de moyens financiers colossaux que les africains peuvent lever pour le financement de leur développement. Mais la musique à changer car la RSE est désormais un instrument musical important de l’investissement international. Nous devons donc changer de danse et esquisser les pas de la RSE.

 

L’Administrateur Directeur Général de la filiale camerounaise d’une grande banque française, qui nous reçoit cette mi mars dans son bureau à Douala, est catégorique. C’est à cause des risques environnementaux et sociaux en lien notamment avec les Principes de l’Equateur, que son institution n’a pas financé deux projets importants d’investisseurs au Cameroun. Il s’agit de la production de l’huile de palme et de l’achat d’un tanker pétrolier monocoque. A l’échelle africaine, combien de projets ne trouvent plus de financement à cause des risques RSE ? Parallèlement les pratiques de certaines multinationales en Afrique sont très éloignées de la RSE. Il y a urgence d’agir dans ce cas.    

 

Parmi les outils de référence de la RSE pour les sociétés transnationales (STN), les africains peuvent s’appuyer sur les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales qui sont des recommandations pour une conduite responsable des entreprises dans le contexte international. Ils pourraient servir de fondation pour l’implication des STN dans le développement durable de l’Afrique. Le continent pourrait d’ailleurs compter sur le soutien l’OCDE et ses Points de Contacts Nationaux (PCN)

 

En effet, le rapport annuel sur les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales 2012 précise qu’ « en ce qui concerne les activités d’ouverture, les PCN sont convenus de continuer à saisir toutes les occasions possibles de promouvoir les Principes directeurs dans les économies émergentes et les autres pays en développement. »

 

Malgré qu’ils ne soient pas membres de l’OCDE, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie ont créé au sein de leur Ministère de l’Economie respectif un Point de Contact National (PCN) pour recevoir les plaintes des parties prenantes sur le non respect des Principes directeurs. Ils pourraient servir de locomotives.

 

Fruit de la première édition du forum international des pionniers de la RSE en Afrique organisé en novembre 2011 par le Groupement Inter-patronal du Cameroun, Le GICAM et l’Institut Afrique RSE, le Manifeste de Douala sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Afrique insiste particulièrement sur l’obligation de reporting extra-financier et le soutien des multinationales pour l’implémentation de la RSE dans leurs chaînes d’approvisionnement. Ce Manifeste peut également servir de base de travail pour les parties prenantes africaines intéressées par la Responsabilité Sociétale des multinationales.

 

Comme M. Jourdain qui faisait la prose sans le savoir, les responsables des multinationales rappellent constamment qu’ils ont toujours fait la RSE en Afrique. Mais il est surprenant de constater que leurs filiales africaines ne sont pas spontanément citées comme des références de leurs pratiques responsables et exemplaires. Et paradoxalement les entreprises et les organisations patronales sont souvent vent debout contre l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives, la loi Dodd-Franck aux Etats-Unis, les projets de Directives Européennes ou toutes législations nationales sur la transparence et le reporting extra-financier des multinationales. Où est la cohérence ?

 

Il ne suffit plus de s’auto-proclamer responsable, il faut le prouver et c’est aux parties prenantes d’en juger. 

 

Comment les entreprises peuvent évoquer une RSE en Afrique alors qu'elles sont rares à respecter les lois sociales, environnementales et fiscales ?

 

L’enjeu de la Responsabilité Sociétale des Multinationales en Afrique est la priorité accordée aux questions centrales par rapport à la philanthropie. Peut-on évoquer une éventuelle RSE alors qu’on met en place des stratégies pour éviter de payer les impôts en Afrique ? Le rapport de l’OCDE lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices met en exergue l’ampleur de l’évasion fiscale au niveau mondial.

 

Les cadres et managers des multinationales sont des adeptes de Michael Porter, le gourou du management des entreprises et de la valeur partagée. Par contre les STN présentes en Afrique partagent en général les miettes de leurs revenus grâce aux dons et autres projets sociaux dont les coûts représentent Epsilon par rapport à leurs bénéfices qu’elles sortent d’Afrique sous forme d’évasion fiscale sans compter les externalités négatives (sociales et environnementales) de leurs activités. On est très loin des théories de Michael Porter et la contribution au développement humain en Afrique.  

 

D’après le rapport sur le développement humain 2013. L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifie du Programme des Nations Unies pour le Développement, PNUD « Le développement humain est également essentiel afin de participer aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Contrairement aux idées reçues, le paiement de bas salaires et une grande force de travail peu qualifiée ne suffisent pas. Même l’assemblage des composants fabriqués dans un autre pays s’avère être une tâche complexe nécessitant des compétences individuelles et sociales afin d’assurer une coordination et une organisation à grande échelle. Les individus peuvent se doter de telles compétences à travers l’éducation, la formation et une politique de soutien ».

 

Il précise également que « l’offre d’emplois décents et bien rémunérés contribue à l’indépendance économique, notamment chez les femmes. Pourtant, l’environnement mondial concurrentiel d’aujourd’hui oblige les travailleurs à produire plus en moins de temps et pour un salaire plus faible. Tant au niveau du développement humain qu’au niveau commercial, la compétitivité est améliorée en augmentant la productivité du travail. Une compétitivité basée sur de bas revenus et une hausse du temps de travail n’est pas viable. »

 

Selon le PNUD « la flexibilité du marché du travail ne devrait pas conduire à l’adoption de pratiques qui remettraient en cause la décence des conditions de travail. Au moins 150 pays ont signé d’importantes conventions de l’Organisation internationale du travail portant sur des sujets tels que la liberté d’association et la discrimination sur le lieu de travail. Les lois relatives au travail portant sur le salaire minimum, la protection de l’emploi, les heures de travail, la sécurité sociale et les types de contrat visent toutes à réduire les inégalités, l’insécurité et le conflit social ; elles encouragent également des entreprises à poursuivre d’ambitieuses stratégies de gestion. L’opinion selon laquelle une plus grande régulation n’est jamais positive pour l’entreprise a fait son temps. »

 

A destination des multinationales, il suggère que « les distributeurs internationaux et les agents d’approvisionnement sont tenus de veiller à ce que les conditions de travail des sociétés dans lesquelles ils s’approvisionnent en intrants respectent les normes internationales. » Acteurs incontournables de l’investissement international en Afrique, les multinationales sont les premières interpellées sur la RSE.

 

Le Rapport sur l’Investissement dans le monde 2011 : Modes de production internationale sans participation au capital et développement de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) indique qu’ « au cours des dernières années, les normes de RSE sont devenues une caractéristique unique du «droit souple» ou droit «non contraignant». Ces normes de RSE concernent le plus souvent les activités des STN et, en tant que telles, exercent de plus en plus d’influence sur l’investissement international à mesure que les efforts de rééquilibrage des droits et des obligations de l’État et de l’investisseur s’intensifient. »

 

La CNUCED constate également que les politiques d’investissement sont de plus en plus influencées par une myriade de normes volontaires de RSE. En effet, à travers leurs investissements étrangers et leurs chaînes mondiales de valeur, les STN elles aussi peuvent influer sur les pratiques sociales et environnementales des entreprises partout dans le monde et particulièrement en Afrique.

 

Mais l’organisation onusienne note que, les normes de RSE posent un certain nombre de problèmes systémiques. Un problème fondamental concernant la plupart de ces normes tient à leur application effective par les entreprises. On observe en outre des lacunes, des chevauchements et des incohérences entre les normes pour ce qui est de la portée, des aspects visés, des problématiques industrielles et de la participation des entreprises.

 

Les normes volontaires de RSE peuvent venir compléter les efforts publics en matière de réglementation, mais elles peuvent aussi les affaiblir, s’y substituer ou en détourner l’attention. Enfin, la publication d’informations par les entreprises sur leur application des normes de RSE continue de souffrir d’un manque de standardisation et de comparabilité.

 

D’après la CNUCED, Ceci est particulièrement vrai pour les modes de production Sans Participation au Capital (SPC) qui peuvent servir de mécanisme de transfert de meilleures pratiques sociales et environnementales mais aussi être utilisés par les STN pour les contourner. Si la production SPC représente un important gisement de création d’emplois en Afrique (sous-traitance manufacturière, l’externalisation de services et la franchise), les conditions de travail peuvent être une source de préoccupation (recours abusif aux intérimaires, non respect du code de travail et emplois à bas coût non décents) dans les pays à faible gouvernance.

 

Les modes de production SPC sont également des sources de valeur ajoutée directe dans le PIB de l’Afrique, mais il existe un risque qu’elle soit limitée à cause de la faible part dans la chaîne de valeur globale ou du produit final.

 

Pour limiter ces risques, nous pouvons jouer la mélodie initiée à Rio de Janeiro. Intitulée L’Avenir que nous voulons, la déclaration finale de la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable Rio + 20, adoptée au Brésil en juin 2012, fait également mention à la RSE. Il s’agit des paragraphes 46 et 47.

 

Le premier propose de s’appuyer sur les partenariats public-privé comme outil précieux de développement durable grâce à la mise en place de cadres nationaux, notamment dans le domaine réglementaire, qui permettent aux entreprises commerciales et industriels d’adopter des initiatives en matière de développement durable en tenant compte de leur responsabilité sociétale.

 

Tandis que le second insiste sur l’importance de la communication, par les entreprises d’informations sur l’impact environnemental de leurs activités et encourage, en particulier les entreprises cotées et les grandes entreprises, à étudier les possibilités d’insérer dans leurs rapports périodiques des informations sur la soutenabilité de leurs activités.

 

Cependant, pour que les chaînes d’approvisionnement africaines ne restent pas sourdes à la musique de la RSE, il est indispensable de les soutenir et les accompagner dans cette démarche.

 

Dans son rapport sur l’Investissement dans le monde 2012 : Vers une nouvelle génération de politiques d’investissement, la CNUCED consacre tout un paragraphe sur l’aide aux fournisseurs pour le respect des normes RSE. Vu son intérêt, nous le reprenons tel quel :

 

Depuis le début des années 2000, on observe une prolifération des codes RSE internes aux STN et sectoriels dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Il est aujourd’hui courant, dans de nombreux secteurs, que les STN imposent à leurs fournisseurs des codes de conduite énonçant les normes sociales et environnementales applicables tout au long de leur chaîne d’approvisionnement au niveau mondial. À cela il faut ajouter que les codes et les normes de RSE ainsi que leur application deviennent de plus en plus complexes.

 

Le respect des codes RSE dans les chaînes mondiales d’approvisionnement augure de progrès dans le domaine de la promotion du développement durable et équitable dans les pays d’accueil, du transfert des connaissances nécessaires pour résoudre les problèmes sociaux et environnementaux critiques et de l’ouverture de nouveaux débouchés pour les fournisseurs locaux qui s’y conforment.

 

Cela étant, le respect de ces codes pose aussi des problèmes considérables à beaucoup de fournisseurs, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) des pays en développement, par exemple, application de normes internationales plus strictes que les règlements et les pratiques en vigueur dans le pays d’accueil; prescriptions divergentes, voire contradictoires, imposées par différentes STN; capacités insuffisantes des fournisseurs qui ont des difficultés à respecter les normes internationales dans leur activité quotidienne et les obligations en matière d’information et à satisfaire aux nombreuses inspections d’usines; préoccupations liées aux consommateurs et à la société civile; risque de perte de compétitivité pour les PME qui assument le coût de l’application des normes de RSE par rapport aux PME qui ne le font pas.

 

Relever ces défis exigera un renforcement des compétences entrepreneuriales et des compétences de gestion.

 

Les gouvernements ainsi que les STN peuvent aider les fournisseurs nationaux, en particulier les PME, dans ce domaine en mettant en place des programmes adaptés et en renforçant les institutions nationales qui encouragent le respect de la législation du travail et de la législation environnementale. Les responsables politiques peuvent aussi venir en aide aux fournisseurs nationaux en travaillant en concertation avec les STN pour harmoniser les normes sectorielles et simplifier les procédures de mise en conformité.

 

Donc pour que l’Afrique assure son développement durable en dansant, l’implication des Gouvernements, comme Chef d’Orchestre de la musique RSE est indispensable.

 

Pour la CNUCED, l’ampleur de l’influence des STN en matière de pratiques sociales et environnementales dépendra, premièrement, de leur perception des risques juridiques et commerciaux, et de leur exposition à ces risques (par exemple, réparations en cas de dommages causés à l’environnement, atteinte à leur image de marque, baisse des ventes) et, deuxièmement, du contrôle qu’elles peuvent exercer sur leurs partenaires locaux. Elles ont à cet égard recours à un certain nombre de mécanismes, tels que codes de bonne conduite, inspections et contrôles en usine, mécanismes de certification indépendants.

 

En attendant l’implication des Etats, au lieu d’être les mélomanes critiques de la musique RSE, les organisations patronales africaines peuvent prendre le leadership de la symphonie musicale de l’économie responsable pour transformer les contraintes en opportunités.

 

L’entrée en scène des patronats est d’autant plus urgente qu’on observe un développement rapide des entreprises africaines à l’échelle du continent. Ces multinationales africaines ou entreprises multi-pays, dont il n’existe actuellement aucun cadre réglementaire panafricain (volontaire ou non) en matière de RSE, ne resteront pas longtemps avec ce vide juridique.

 

Lors de la deuxième édition du forum international des pionniers de la RSE en Afrique le Pr Blaise Tchikaya, ancien Président et membre de la Commission de l’Union Africaine (UA) pour le droit international a indiqué que l’UA travaille sur une réglementation sur la RSE.

 

Nos prochaines interventions à l’international :

4 et 5 avril, OCDE, Paris, Annual Conference of the Green Growth Knowledge Platform

8 mai, Douala, intervention sur la RSE dans la sous-traitance pendant les Journées Nationales de la PME organisées par le Ministère des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat

10 mai, Douala, Intervention sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises et l’économie verte en Afrique après des élèves-ingénieurs de l’Institut Supérieur de Technologie d’Afrique Centrale

14 mai, Paris, Formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans le contexte africain

15 mai, Genève, Formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises dans le contexte africain, en partenariat avec le Cercle d’Affaires Suisse-Afrique

27 et 28 novembre, Accra, Troisième édition du forum international des pionniers de la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Afrique organisée par the Ghana Employers’ Association, principale organisation patronale, et l’Institut Afrique RSE

Par Thierry Téné
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