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Titulaire d’un Master de Conception de Projet en Eco-Développement et de formations professionnelles sur le Bilan
Carbone, l’éco-conception, la gestion durable des déchets, la maîtrise de l’énergie et les achats éco-responsables, votre serviteur est un expert africain de la croissance verte et de la
Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Il a publié plus de 100 chroniques sur les opportunités du social-green business en Afrique.
Il est le Directeur de A2D Conseil www.a2dconseil.eu
Il est le Co-fondateur de l'Institut Afrique RSE www.institut-afrique-rse.com
Depuis 2011, l'Institut Afrique RSE organise chaque année en partenariat avec une organisation patronale africaine, le forum international des pionniers de la RSE et la croissance verte en Afrique. Cette importante rencontre ambitionne de devenir la plate-forme de référence de l'économie responsable en Afrique.
Contact: thierry.tene@a2dconseil.eu
Conception et mise en place de stratégie de croissance verte et de social-green business
Formation et renforcement de capacité
Assistance dans la réalisation de Plan Climat
Diagnostic des émissions de Gaz à Effet de Serre (Bilan Carbone) et stratégie carbone
Economie industrielle, éco-conception et économie circulaire
Démarche RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale)
Dans le mensuel Investir au Cameroun de Juin 2012, Thierry Téné est le leader du mois
Propos recueillis par Dominique Flaux
Investir au Cameroun : En quoi l’économie verte pourrait-elle contribuer à l’émergence économique du Cameroun ?
Thierry Téné : Dans sa stratégie d’émergence en 2035, il est important pour le Cameroun d’avoir les grandes ambitions de croissance verte. Ce secteur d’activités peut contribuer à l’augmentation des recettes du budget de l’Etat et présente des opportunités pour la création d’emplois verts et la lutte contre la pauvreté. On peut citer trois domaines stratégiques. Il y a d’abord les services environnementaux à savoir le traitement de l’eau, la gestion des déchets, l’assainissement, protection de la biodiversité et lutte contre les pollutions diverses. L’économie bas carbone avec notamment les transports alternatifs, la construction durable, l’agriculture biologique et l’éco-tourisme. Et enfin toutes les opportunités offertes par les énergies renouvelables : hydro-électricité, solaire, biomasse et éolien. Le PNUD prépare d’ailleurs avec le Gouvernement Camerounais une initiative d’économie verte. Il faut qu’elle soit à la hauteur de la locomotive économique de l’Afrique Centrale.
IAC : Le patronat camerounais s’est déclaré en faveur de la RSE. Comment cette prise de position s’est elle traduite sur le terrain ?
TT : Le Groupement Inter-Patronal du Cameroun (GICAM) a mis en place une charte sur l’éthique et créée récemment une commission sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Avec le renouvellement de ses instances dirigeantes, celle-ci est encore entrain de définir sa stratégie. Pour la sensibilisation de ses membres, le GICAM a co-organisé avec l’Institut Afrique RSE la première édition du forum international des pionniers de la RSE en Afrique qui s’est tenue du 8 au 10 novembre à son siège à Douala. Entreprises du Cameroun (ECAM) est également en cours de réflexion sur sa stratégie RSE et prendra des initiatives bientôt. Il serait d’ailleurs opportun que GICAM et ECAM collaborent pour l’impulsion de la RSE au Cameroun notamment sur la définition du cadre institutionnel et l’élaboration des politiques publiques de RSE en partenariat avec le Gouvernement et les Syndicats.
IAC : Quels sont les principaux obstacles à lever pour donner naissance à un Cameroun Vert (par analogie à Gabon Vert) ?
TT : Il y a quatre handicaps majeurs pour l’impulsion de l’économie verte et inclusive au Cameroun. Le premier est la définition d’une politique publique ambitieuse de croissance verte pour en faire l’un des axes centraux de l’émergence du pays. C’est actuellement le cas pour l’Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie, le Gabon et l’Ile Maurice. Il faudrait ensuite mettre en place un Partenariat Public Privé pour le développement des industries vertes et du green business au Cameroun. La troisième urgence est le lancement d’un vaste programme de formation et de renforcement des capacités sur la croissance verte. Enfin il est important de réviser la législation pour qu’elle soit attractive pour les investissements verts mais aussi contraignante pour les activités polluantes. Le Ministère de l’Environnement vient par exemple d’infliger une sanction à près de 139 entreprises et organisations pour pollution au Cameroun. Le montant des amendes prévues par la loi est tellement dérisoire qu’il aura peu d’impact sur les cibles. Il faut donc renforcer le principe de pollueur -payeur.
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