Partager l'article ! Economie verte, Rio + 20: voie étroite pour la voix de l’Afrique: « L’Afrique a une position unique et parle d’une seule ...
Titulaire d’un Master de Conception de Projet en Eco-Développement et de formations professionnelles sur le Bilan
Carbone, l’éco-conception, la gestion durable des déchets, la maîtrise de l’énergie et les achats éco-responsables, votre serviteur est un expert africain de la croissance verte et de la
Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Il a publié plus de 100 chroniques sur les opportunités du social-green business en Afrique.
Il est le Directeur de A2D Conseil www.a2dconseil.eu
Il est le Co-fondateur de l'Institut Afrique RSE www.institut-afrique-rse.com
Depuis 2011, l'Institut Afrique RSE organise chaque année en partenariat avec une organisation patronale africaine, le forum international des pionniers de la RSE et la croissance verte en Afrique. Cette importante rencontre ambitionne de devenir la plate-forme de référence de l'économie responsable en Afrique.
Contact: thierry.tene@a2dconseil.eu
Conception et mise en place de stratégie de croissance verte et de social-green business
Formation et renforcement de capacité
Assistance dans la réalisation de Plan Climat
Diagnostic des émissions de Gaz à Effet de Serre (Bilan Carbone) et stratégie carbone
Economie industrielle, éco-conception et économie circulaire
Démarche RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale)
« L’Afrique a une position unique et parle d’une seule voix ». Cette phrase est devenue une obsession pour nos décideurs lors des négociations internationales sur l’environnement. Comme l’a rappelé Denis Sassou Nguesso, Président du Congo et porte-parole du continent, la déclaration commune de l’Afrique sur Rio + 20 porte principalement sur :
Sur ce dernier point le Canada s’y oppose. Lors du forum de la Francophonie pour la préparation de Rio + 20 organisé à Lyon en février, à cause de cette opposition, il n’y a pas de prise de position officielle de l’institution pour l’Organisation Mondiale de l’Environnement. On aurait eu la même réaction si c’est la France qui n’était pas d’accord. C’est pourtant l’Afrique qui fait la force démographique de la Francophonie mais pour quel poids politique ? De Lyon à Rio, suivez mon regard sur la portée de la voix africaine…
Les autres exigences africaines ne sont pas nouvelles. Pour la question de financement, inutile de rappeler que les caisses des pays occidentaux sont vides. Même si ressources financières il y avait, ne faudrait-il pas les orienter vers la relance de leurs économies ? Les africains feraient-ils différemment ? Avant de reprocher aux autres de ne pas respecter leurs engagements, vérifions d’abord que nous respectons les nôtres. C’est le meilleur moyen de faire entendre une voix africaine…
Le transfert de technologie n’est pas une relation entre les États mais bien inter-entreprises. Il est surprenant et inquiétant de noter l’absence du secteur privé africain des débats mondiaux sur le green business. Ce sont pourtant les entreprises qui serviront de courroie de transmission des technologies vertes en Afrique dans le cadre des relations d’affaires. A l’exception de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines, très peu d’organisations patronales africaines ont d’ailleurs prévu le déplacement de Rio. Ont-elles seulement sensibilisé leurs adhérents sur les risques et opportunités de l’économie verte en Afrique ? Sur cette problématique, qui mobilise les parties prenantes au niveau mondial, il est dommage de constater que les patronats africains sont sans voix…
Énergies renouvelables, efficacité énergétique, eau et assainissement, aménagement durable, transport doux, gestion durable des forêts et des déchets, assainissement, agriculture et éco-conception des produits, il pleut des opportunités de green business sur l’Afrique. La position commune africaine devrait s’orienter vers la mobilisation des parties prenantes (Gouvernement, entreprises et collectivités territoriales) sur l’économie immatérielle, l’éco-innovation, l’économie de la fonctionnalité et l’économie circulaire. Derrière le langage très feutré et diplomatique de la protection de la planète et la lutte contre les émissions de gaz à effet, c’est bien le partage du juteux gâteau de l’économie du futur qui est en jeu. Sur le chemin qui mène à Rio, on a besoin d’au moins un patron des patrons africains pour donner la voix et montrer la voie…
Heureusement que Rio + 20, n’est que la première étape de la vision du monde dans 20 ans. Comme l’a mentionné le PNUE, l’économie verte est un tremplin pour la réduction de la pauvreté. On attend donc la voix et la voie de l’Afrique…
Votre fil d’information quotidien sur la RSE, l’économie verte et le green business en Afrique : www.agenceecofin.com/rse
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