Présentation

Qui suis-je?

Titulaire d’un Master de Conception de Projet en Eco-Développement et de formations professionnelles sur le Bilan Carbone, l’éco-conception, la gestion durable des déchets, la maîtrise de l’énergie et les achats éco-responsables, votre serviteur est un expert africain de la croissance verte et de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Il a publié plus de 100 chroniques sur les opportunités du social-green business en Afrique.

Il est le Directeur de l'Institut Afrique RSE www.institut-afrique-rse.com

Depuis 2011, l'Institut Afrique RSE organise chaque année en partenariat avec une organisation patronale africaine, le forum international des pionniers de la RSE et la croissance verte en Afrique. Cette importante rencontre ambitionne de devenir la plate-forme de référence de l'économie responsable en Afrique.   

Contact: ttene@institut-afrique-rse.com

Que puis-je faire pour vous?

  • Conception et mise en place de stratégie de croissance verte et de social-green business

  • Formation et renforcement de capacité

  • Diagnostic des émissions de Gaz à Effet de Serre (Bilan Carbone) et stratégie carbone

  • Economie industrielle, éco-conception et économie circulaire

  • Démarche RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises

Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 03:44

En exclusivité pour Les Afriques, Marc Rennard, Directeur exécutif Afrique, Moyen-Orient et Asie  de France Télécom-Orange, présente la stratégie et les initiatives du Groupe dans le domaine de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) en Afrique. Cette grande interview est publiée dans votre hebdomadaire économique N° 146 - 27 janvier au 2 février 2011. Votre journal est disponible en kiosque jusqu’à jeudi. Mais vous pouvez accéder à la version PDF ainsi qu’à toutes les archives à tout moment à partir du site www.lesafriques.com.

 

A la lecture du dernier livre de Jacques Bonjawo « Révolution numérique dans les pays en développement, l’exemple africain » paru cette année chez DUNOD, on perçoit mieux l’énorme potentiel de l’économie immatériel pour le continent. Ainsi nos états devraient articuler les différentes politiques sectorielles de développement autour des Technologies de l’Information et de la Communication. Dans le cadre d’une politique ambitieuse de RSE à mi chemin entre les actions volontaires et celles obligatoires, les Grands Groupes de Télécom comme Orange doivent être les acteurs majeurs de l’émergence de l’Afrique. Agriculture, énergie, santé, formation, banque, commerce, administration, grâce aux TICs, le continent réalisera des sauts technologiques tout en répondant aux besoins des populations les plus pauvres. Comme ses concurrents, la multinationale française a bien compris le bénéfice qu’elle pouvait tirer d’une démarche de Responsabilité Sociétale basée sur un business novateur.

 

« l’Afrique et le Moyen-Orient, terres d’innovation pour Orange » tel est le titre retenu par le Groupe pour la présentation de son dossier presse diffusé en novembre dernier. L’innovation étant synonyme de croissance, on comprend pourquoi le continent est hautement stratégique pour la société et elle compte bien faire de la RSE un élément clé de sa politique. Les initiatives dans ce sens sont nombreuses : Dématérialisation grâce à la e-rechage, commity phone pour les villages éloignés avec création de micro-entreprises via le microcrédit, Emerginov pour stimuler l’innovation dans les pays émergents, création des écoles de management et de distribution, télémédécine, etc. (Voir l’interview de M. Rennard ci-dessous pour avoir une vision globale des projets RSE du Groupe). Puisque que la Responsabilité Sociétale est une démarche d’amélioration continue, il faut également aller plus loin pour certaines actions. Dans le domaine de la santé par exemple, soutenir via la fondation Orange le projet PESINET (surveillance de la santé des enfants en direct et en temps réel) au Mali est certes intéressant mais quid des problèmes sanitaires causés par les ondes électromagnétiques. Avec l’explosion de la demande des TICs, les bornes de transmission suivront. Il revient donc au Groupe Orange ainsi qu’à ses concurrents et aux autorités africaines de prendre en compte dès à présent cette problématique afin d’anticiper d’éventuels risques pour les populations.

 

Les habitants des zones rurales sont des cibles clientèles de choix pour l’entreprise. Le projet Oryx a permis d’avoir recours aux stations solaires et autres sources d’énergies renouvelables pour alimenter relais radios et satellites des zones reculées. Cette démarche est à saluer d’autant qu’il arrive que le surplus d’énergie soit réutilisé par les populations ou les autorités locales. On regrettera tout même qu’il n’y ait pas un partenariat global avec les décideurs pour surdimensionner ses équipements dans l’optique d’une politique de développement rural durable. L’énergie renouvelable permettant ainsi l’électrification du village et la création d’activités. Il revient également aux décideurs africains de prendre des décisions en ce sens pour tout investissement télécom en zones rurales ou urbaines selon les cas. D’après les informations du Groupe, chaque relais équipé d’énergie propre permet d’éviter au minimum 13 000 litres de fuel par an. L’ensemble des stations ainsi équipées a permis à Orange d’épargner 28 000 tonnes de CO2 en 2010. Grâce à ces émissions de gaz à effet de serre évitées, le Groupe aurait pu mobiliser des financements sur le marché du carbone. Par ailleurs, il serait opportun de prendre en compte également dans sa démarche RSE une stratégie carbone (évaluation, réduction et compensation des émissions de CO2) afin de tendre vers la neutralité comme le font de plus en plus de sociétés multinationales.  

 

Participation des locaux au capital du Groupe, redistribution des bénéfices avec les salariés et le territoire, conditions de travail, recyclage des mobiles et élimination des mobiles selon des filières spécialisées, stratégie de mangement environnemental, développement local,… seul un véritable reporting et une notation RSE permettront de positionner Orange AMEA sur une échelle d’entreprises responsables. En attendant, il revient aux autorités africaines de prendre appui sur la politique de planification et d’aménagement durable du territoire pour définir un Partenariat Public Privé (PPP) basé sur une démarche win-win avec les entreprises de télécommunication. Lors de l’attribution ou du renouvellement des licences d’exploitation, chaque société devra présenter sa stratégie de RSE et de social-green business. L’objectif étant de promouvoir les entreprises les plus vertueuses et ambitieuses pour le développement durable de l’Afrique. Le continent est une zone de croissance pour le Groupe France Télécom-Orange dont l’ambition est d’être « un employeur de référence » pour un investissement sur le long terme avec comme support « la croissance responsable ». A nous africains de l’encourager à prendre le maximum d’initiatives possibles sur ce dernier point. Nous devons également définir une notation RSE pour les entreprises télécoms avec des indicateurs qui permettent de comparer le Groupe France Télécom-Orange à ses concurrents.

 

PS : Le groupe souhaite s’impliquer davantage dans la promotion de la télémédécine en Afrique. Les gouvernements intéressés peuvent nous contacter pour une mise en relation.

 

NB : Vous mettez en place des actions exemplaires de développement durable et souhaitez les diffuser dans l’hebdomadaire économique Les Afriques, n’hésitez pas à nous transmettre vos initiatives de RSE, social-green business ou de croissance verte en Afrique. 

 

 

Nos prochaines interventions :

-          14 et 15 février à Bamako, Atelier sous-régional : « Entreprenariat féminin dans le domaine de l’agro-industrie et de l’agro-business en Afrique : états des lieux, opportunités et perspectives » à la salle de Conférence du Conseil National du Patronat Malien

-          16 au 19 février à Bamako, Forum de Bamako : « Quelles entreprises, quels entrepreneurs pour le développement durable de l’Afrique »

-          24 février à 17h30 à Paris, Rencontres de la Librairie-Galerie Congo « L’Ohada et la sécurisation des investissements de la diaspora vers l’Afrique »

 

Par Thierry Téné
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Recherche

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Liens

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés